Erosion quotidienne
C’est la vie !
Comme la montagne, je m’érode,
Sous le flot ininterrompu,
D’une ivresse continue.
Comme la colline, je m’érode,
Sous le vent toxique et fumeux,
Qui me tue petit feu.
Comme la motte, je m’érode,
Par le froid glacial d’une absence,
Inconnue par essence.
Comme la pépite, je me laisse porté,
Si unique et précieuse,
Sur les routes hasardeuses.
